Les success stories de notre année anniversaire : la mallette Hilti

30 janvier 2026

À l’occasion de nos 70 ans, nous partageons tout au long de l’année, chaque mois, une success story de PLASTON. Ces histoires montrent comment notre entreprise a grandi – portée par la conviction, le courage et la persévérance. Nous commençons par une histoire racontée par notre président d’honneur Roland Frei lui-même : comment PLASTON a obtenu la commande des mallettes Hilti, aujourd’hui bien connues.

« Ce sont les personnes qui croient en une idée
et la poursuivent avec ténacité et succès qui laissent des traces. »

Cette citation m’accompagne depuis de nombreuses années. Et presque aucune histoire de PLASTON ne l’illustre mieux que celle de la mallette Hilti. En 1966, PLASTON fêtait ses 10 ans. Nous étions encore une jeune entreprise, mais nous nous agrandissions déjà pour la quatrième fois.

La croissance faisait partie de notre ADN

À cette époque, Hilti nous a informés qu’elle allait fermer son propre laboratoire de matières plastiques. L’industrie du plastique avait atteint un niveau de maturité tel que des fournisseurs pouvaient livrer des produits répondant aux exigences de qualité élevées de Hilti.

Le responsable des achats de Hilti à l’époque, M. Küng, en a informé mon père Hans Frei en ajoutant : « PLASTON pourrait peut-être utiliser une partie de l’équipement du laboratoire. » Nous livrions alors déjà à Hilti diverses pièces techniques en plastique, comme des poignées et des carters de moteur en polyamide renforcé. Mon père et moi nous sommes donc rendus à l’entrepôt de Hilti à Bendern, où M. Küng nous a accueillis.

La naissance d’une idée

Nous avons acheté une étuve Heraeus pour compléter notre propre équipement. Mais lors de cette visite, quelque chose d’autre a attiré notre attention : une grande pile de mallettes Hilti rouges, qui étaient encore à l’époque en tôle.

Spontanément, mon père a dit à M. Küng : « Ces mallettes pourraient aussi être en plastique. » Sa réponse fut claire : « Oubliez ça, Monsieur Frei. Nous ne voulons pas de problèmes supplémentaires avec les mallettes. » Sur le chemin du retour, je n’ai dit qu’une seule phrase à mon père : « Je vendrai à Hilti une mallette en plastique. »

La conviction demande de la persévérance

Il s’en est suivi un long chemin. J’étais convaincu qu’une mallette en plastique serait nettement supérieure à une mallette en métal : elle ne rouillerait pas, ne claquerait pas et ne se bosselerait pas en tombant d’un échafaudage. Elle serait plus légère et bien plus libre dans sa forme.

Deux ans plus tôt, j’avais obtenu avec succès mon diplôme de maître industriel en plasturgie à la RWTH d’Aix-la-Chapelle – alors seul Suisse de la promotion. Cela m’a apporté non seulement des compétences techniques, mais aussi de solides arguments.

J’ai réalisé les premiers prototypes de mallettes par thermoformage et les ai présentés au service des achats de Hilti. Pour démontrer leur robustesse, j’ai posé un prototype au sol, sauté d’un mètre de haut et atterri dessus de tout mon poids. J’avais alors 29 ans, j’étais gymnaste artistique et en très bonne forme physique.

La réaction : impressionnée, mais critique. De nombreuses questions ont suivi : comment la mallette se comporterait-elle à –20 °C ? Qu’arriverait-il à l’outil à l’intérieur si la mallette tombait de trois mètres ?

Je ne pouvais pas tout expliquer. Mes prototypes étaient soit thermoformés, soit faits de panneaux de plastique soudés. Je n’ai pu convaincre totalement qu’avec un unique échantillon de mallette moulée par injection.

À nos propres risques

Après des années de persuasion, Hilti nous a finalement confié un mandat de développement – à nos propres risques. Nous devions développer une mallette pouvant contenir un appareil DX-100 avec ses accessoires.

Mais celui qui croit vraiment en une idée n’a pas peur de prendre des risques. La première mallette a été construite. Elle a été testée. Et elle a réussi même les essais de chute à froid les plus sévères. La décision qui a suivi, prise par la direction du groupe Hilti, de livrer tous ses produits dans une mallette au design Hilti spécialement développée fut pour nous à la fois une confirmation et un défi.

La commande d’une vie

Après sept ans d’efforts, la percée est enfin arrivée. Le 1er novembre 1972, Hilti nous a passé la commande d’une vie : produire 110 000 mallettes par an. Notre réponse était claire :
nous ferions tout pour livrer dans les délais. Ce fut le début d’un partenariat à long terme fondé sur le respect mutuel. Un partenariat qui marque PLASTON jusqu’à aujourd’hui et qui trouve son origine dans une idée simple à laquelle nous croyions fermement.

Roland Frei

(Extrait et récit tirés de la chronique familiale et du livre « Spuren » / « Traces »)

P.-S. Après la commande des mallettes Hilti, l’équipe de direction de PLASTON avait conclu un pacte autour d’une bière : si nous obtenions la commande, nous nous laisserions tous pousser la barbe. Nous avons tenu parole – comme le montre la photo.